Consultation sur nos saints préférés

Consultation sur nos saints préférés

Suite à la consultation effectuée à la Toussaint 2018 (voir plus bas), nous vous présentons chaque mois un modèle de vie chrétienne, susceptible de nous accompagner sur le chemin de la sainteté.


Le saint du mois : Sainte Rita

Sainte Rita, sainte des causes désespérées et des cas impossibles, vécut de 1381 à 1457.

Jeune fille Rita est déjà toute tournée vers Dieu. Mariée par obligation familiale à un homme rude, elle surmonte par sa douceur et sa patience les difficultés initiales de son mariage. Elle vit dix-huit années de bonheur avec l’homme dont elle aura deux enfants. Elle a 36 ans lorsqu’il est traîtreusement assassiné. Quelques temps plus tard, elle perd ses deux enfants.

Entrée au monastère elle s’immerge dans une intense vie de prière. Son union intime au Christ crucifié se manifeste par le stigmate de l’épine. Elle accueille tous ceux qui viennent demander son aide et sa prière. Toute la vie de Sainte Rita respire l’amour de Dieu et la confiance totale en sa Providence.

Mourante, Rita demande à sa cousine d’aller lui cueillir une rose. Bien qu’en « plein hiver » la parente trouve la rose. Cet épisode est à l’origine de l’image où l’on voit Sainte Rita répandre des roses, symbole des grâces qu’elle obtient pour ceux et celles qui font confiance en l’intercession de « la sainte des causes désespérées et des cas impossibles ».

Cinq siècles plus tard sa vie continue d’inspirer des millions de personnes à travers le monde. Une vie où se côtoient phénomènes mystiques et simplicité du quotidien, une vie chargée de grandes souffrances mais vécue dans la joie « d’aimer sans compter ».

Pourquoi ce choix ?

Les paroissiens qui ont choisi Sainte Rita ont exprimé : « Elle est attentionnée et beaucoup à l’écoute. Elle m’aide à enlever tous mes soucis et problèmes de la vie quotidienne. Elle est une cause d’espérer. Je prie pour les choses impossibles. Ce que j’aime chez sainte Rita, c’est qu’elle m’aide dans mes prières ».


Saint Michel Archange

Dans la Bible, Saint Michel est appelé « l’Archange » ou ange en chef, Prince des Archanges, Archange du Premier Rayon, Défenseur de la Foi, Prince de tous les anges du Bien, chef des forces du ciel, de la milice céleste, champion du Bien.

Dans l’Ancien Testament, Dieu et Gabriel dévoilent à Daniel (12,1) une vision de la fin des temps où l’archange Michel se lèvera afin de relever les morts, certains pour une résurrection de vie, paradis et d’autres pour une résurrection d’opprobre et de mort pour des temps indéfinis.

Dans le Nouveau Testament, l’apôtre Paul, dans sa lettre aux Thessaloniciens (1Th 4, 16) nous révèle que Jésus redescendra du ciel « au signal donné par la voix de l’archange ». L’Apocalypse (12,7) relate le combat de Michel contre le démon, Lucifer, représenté sous la forme du dragon. Aidé de ses anges, Michel parvient à terrasser la bête, qu’il précipite dans l’abîme.

Quelques apparitions de saint Michel Archange

  • Dans les 1ers siècles, à Colosses : sous une figure humaine il rendit la parole à une fille muette. Il détourna une vague déferlante qui  menaçait d’engloutir une église.
  • En 708, au Mont Tombe qu’il choisit pour en faire un lieu inviolable, le Mont Saint Michel, transformé en merveille de l’Occident.
  • En 1424, à Domrémy, il dit à Jeanne d’Arc : « Je suis Michel, le protecteur de la France ».
  • En 1884, à Léon XIII, qui lui composa une prière, suite à une vision terrifiante de l’enfer où Saint Michel avait chassé les mauvais esprits.

Saint Michel Archange n’est pas à confondre avec Saint Michel des Saints (1591-1625), né Miquel ARGEMIR à Vich, Barcelone, béatifié par Pie VI en 1779 et canonisé par Pie IX en 1862, ou encore avec SAINT MIGUEL FEBRES CORDERO (1854-1910) né à Cuenca en Équateur, béatifié le 30 octobre 1977 et canonisé le 21 octobre 1984

Pourquoi ce choix ?

Ceux qui ont choisi saint Michel soulignent qu’il s’agit de l’Archange qui lutte contre le démon ; il symbolise pour eux la lutte contre les démons intérieurs. Il les défend dans leurs combats et veille sur toute leur famille. Ils disent croire en lui.


Saint Antoine de Padoue

Saint Antoine de Padoue (1195 – 1231)

Fernand, né à Lisbonne au Portugal de famille noble profondément croyante, fait le choix de la vie religieuse vers 15 ans et prendra le nom d’Antoine en rentrant dans l’ordre franciscain (« de Padoue » indique son appartenance au couvent de la ville italienne). Il étudie dans différents monastères : sa connaissance des Écritures fera dire de lui qu’il était le « trésor vivant de la Bible ».

En 1220, quand furent ramenés les martyrs franciscains du Maroc, il voulut suivre leurs traces. Il s’embarqua pour le Maroc, tomba malade, se rembarqua, fut jeté par la tempête sur les côtes de Sicile. Il vécut un an dans une grotte près de San Paolo, ne la quittant que pour aller au chœur et balayer la maison de Dieu.

En septembre 1222, à 27 ans, lors d’une ordination, il accepta, après quelques résistances, de remplacer au pied levé le prédicateur, révélant une connaissance des Écritures et une clarté d’exposition qui suscita l’admiration de tous.

Il secouait ceux qui menaient bonne vie en profitant des autres.

En 1223, François d’Assise confia à frère Antoine, la mission d’enseigner, créant ainsi, les premières écoles de théologie franciscaine : Bologne, Montpellier, Toulouse, Padoue …

Vendredi 13 juin 1231, au cours du repas, il est pris de malaise. Se sentant proche de la mort, il demande à être transporté dans sa communauté de Padoue. C’est là que, murmurant ces paroles : « Je vois mon Seigneur », il meurt à 36 ans.

La multiplication des guérisons sur sa tombe et la dévotion des habitants de Padoue et de toute la région amenèrent le pape Grégoire IX à procéder à sa canonisation, le 30 mai 1232, fait unique dans l’histoire de la sainteté, 11 mois seulement après sa mort.

Grâce à son psautier et à un hymne latin saint Antoine est aussi prié pour retrouver tout objet perdu.

Pourquoi ce choix ?

Les paroissiens qui ont choisi Saint Antoine ont affirmé qu’il les aide à trouver ce qu’ils cherchent. Il les exauce souvent et a fait plein de miracles.


Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (1873-1897) : après Saint François d’Assises, nous vous proposons une deuxième figure de sainteté intéressante qui peut nous aider à avancer sur le chemin de foi. Nombreux ont fait le choix de sainte Thérèse comme une sainte qu’ils aiment beaucoup.

 

Thérèse naît le 2 janvier 1873 à Alençon, en Normandie, dernière fille de Louis et Zélie MARTIN, canonisés en octobre 2015. Ils eurent neuf enfants ; quatre moururent en bas âge. Les cinq filles survécurent, et devinrent toutes religieuses.

A 4 ans, Thérèse fut frappée par la mort de sa mère. La famille s’installa alors à Lisieux. Plus tard, Thérèse, atteinte d’une grave maladie nerveuse, fut guérie par une grâce divine, qu’elle nomma le « sourire de la Vierge ».

Elle franchit à 15 ans de multiples obstacles : pèlerinage à Rome, audience du Pape Léon XIII, pour devenir Thérèse de l’Enfant-Jésus à 16 ans, au carmel. En 1896, elle découvre le sens profond de sa vocation. Elle vit jusque dans les petites choses sa « voie de confiance et d’amour » qu’elle voudrait transmettre au monde.  Cette voie née de l’évangile est un chemin de sainteté proposé à chacun là où il en est.

La maladie la conduira à la mort à travers de grandes souffrances. Elle vit alors sa foi, comme une lumière, éclairant l’amour fraternel, dans les petits gestes de la vie quotidienne. Le 30 septembre 1897, Thérèse meurt à 24 ans, en disant « Mon Dieu, je vous aime ! » et en regardant le Crucifix qu’elle serrait entre ses mains. Elle nous révèle un secret : « Jésus, ma joie est de T’aimer ».

Pourquoi ce choix ?

Les paroissiens qui ont retenu sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus expriment que « son immense amour pour Dieu me dépassera toujours. Elle est pour moi un exemple à suivre : l’amour de Dieu et l’humilité. Elle s’est faite petite parmi les petits. J’aime sa douceur, son amour pour le Sauveur, sa prière pour les pécheurs et son intercession quand nous la sollicitons. Merci Thérèse d’être proche du Seigneur par mille et une petites choses à travers des actes simples au quotidien, pas dans les hautes sphères. Avec ses prières je suis heureuse. Elle fait du bien autour d’elle. La sainte de la « petite voix », elle parle à mon cœur… ».


Saint François d’Assise

Saint François d’Assise (1182-1226) évoque un art de vivre et une manière d’être chrétien. Le pape Grégoire IX l’a canonisé en 1228. Amoureux de la nature, Jean Paul II l’a fait patron de l’écologie en 1979. Il inspire aussi les non-violents. Cet homme a favorisé la renaissance de la vie évangélique dans la dure histoire des hommes.

Né en Italie, d’un père commerçant, François utilise l’argent pour ses loisirs. Il rêve d’être chevalier, s’engage dans l’armée, est fait prisonnier.

De retour à Assise, il déprime, mûrit, et découvre la bonté de Dieu. Ses yeux s’ouvrent sur les pauvres, les lépreux, les petits… Dans sa quête de mieux vivre, il fréquente les chapelles, entend le Christ : « François va, et répare ma maison, qui, tu le vois, tombe en ruine ! » Il en répare dans les environs d’Assise.

Il entend l’Évangile, rompt avec sa famille, prend la route, soigne les lépreux et annonce que « Dieu est Amour ». Il se laisse habiter par cette Parole.  A 27 ans, il va à Rome, rencontrer le pape Innocent III.

François est respectueux de chacun, sans différence entre le riche et le pauvre. Il porte la paix à tous. Il chante la création avec la conviction que toute vie trouve son origine en Dieu.

Il croit au renouveau possible de l’Église engourdie, par une conversion personnelle. Exigeant pour lui-même et pour ses frères, il crée une dynamique nouvelle.

Pourquoi ce choix ?

Les paroissiens qui ont retenu saint François d’Assise disent l’aimer pour plusieurs raisons : son humilité ; sa ténacité à faire la volonté de Dieu – son sens de la pauvreté – son dévouement, son renoncement à une vie luxueuse ; la simplicité et le désintéressement ; son attitude d’admiration et d’action de grâce pour les éléments de la nature, les animaux, les arbres…


Consultation sur la vie des saints : Toussaint 2018

Le jour de la Toussaint, vous avez été consultés pendant la messe pour dire les saints que vous préférez et pourquoi vous les aimez. Vous avez été nombreux à vous exprimer et avez dit des choses intéressantes concernant la vie des saints.

Selon les résultats, les saints ont été classés en trois groupes : les saints de l’évangile, les saints intercesseurs et les saints qui ont vécu à fond leur baptême et qui ont fait l’histoire de l’Église. Notre choix s’est porté sur cette dernière catégorie de saints, car de leur baptême et de leur style de vie, ils sont plus proches de nous comme témoins de la foi chrétienne.

Il s’agit des saints suivants :
– Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus (retenue par 17 voix)
– St François d’Assise (13)
– St Antoine de Lisbonne (9)
– Ste Rita de Cascia (7)
– St Jean-Paul II (5)
– St Louis, roi de France (3)
– Ste Teresa de Calcutta (3)
– St Vincent de Paul (3)
– Ste Faustine (3)
– Ste Bernadette (3)